• Manu

Vagues Scélérates

Mis à jour : févr. 13


Le mystère des vagues scélérates enfin expliqué


Des scientifiques ont réussi à recréer en laboratoire – à plus petite échelle – la vague scélérate de Draupner (25,6 mètres de haut), observée en janvier 1995 en mer du Nord.

Les Vagues Scélérates sont des vagues qui apparaissent soudainement et qui peuvent atteindre des hauteurs de plus de 30 mètres, alors que la plupart des navires sont conçus pour affronter des vagues de 15 mètres. Une grosse tempête génère des vagues d’environ 12 m.

Il y a plusieurs décennies les vagues scélérates étaient un mythe, une légende. Depuis, le nombre de témoignages, les dégâts constatés, ainsi que des mesures, ont fini par convaincre les scientifiques de leur existence.



Dans la houle, la vague scélérate emprunte son énergie dans celle qui est contenue dans ses voisines. On parle de modulation d’amplitude, ou d’empilement par focalisation des fréquences. La vague scélérate est la combinaison de plusieurs vagues ordinaires.


Ce sont des vagues monstrueuses surgis de nulle part et qui peuvent se produire n'importe où, n'importe quand.



" À BORD DE L'ADOUR, au large de la Crète, nous étions en train d'essuyer une mer démontée depuis cinq jours. Soudain, une véritable montagne liquide est apparue devant nous, suivie d'un précipice terrifiant… Je suis certain d'avoir vu, ce jour-là, une vague scélérate. " Cette rencontre, le philosophe Michel Serres - qui fut officier de marine de 1956 à 1958 - ne l'oubliera jamais.

Et il n'est pas le seul ! Cette expérience traumatisante, et parfois mortelle, a été moult fois rapportée par des marins. Pourtant, ce mur d'eau de 20 à 30 mètres de haut décrit par les survivants - soit un immeuble de 8 à 12 étages - est longtemps demeuré un mythe faute de données scientifiques fiables.



Un sabord n’a pas résisté à l’impact, la vague a déferlé dans la passerelle et l’eau de mer a endommagé les instruments de navigation. Assisté par le remorqueur de haute mer Ailette de la compagnie Les Abeilles, le navire a gagné Toulon, où il a accosté assisté de 2 remorqueurs ; les correspondances passerelle-machine s’effectuaient de vive voix et non grâce aux apparaux de manœuvre. Le navire sera normalement réparé dans les prochains jours. Les passagers sont pris en charge par les autres navires Corsica Linea et La Méridionale.


Lors de la tempête "Quirin" du 14 février 2011 en Atlantique Nord, le satellite Jason-2 a mesuré une hauteur moyenne des vagues de 20,1 mètres. Le record des mesures satellitaires depuis trente ans ! L'Ifremer, qui a cosigné l'étude dans le dernier Bulletin of the American Meteorological Society, précise que certaines vagues ont atteint 36 mètres, soit la hauteur d'un bâtiment de 12 étages. De quoi broyer n'importe quel navire. Comme la vague scélérate de 29 mètres, le 11 septembre 1995, qui a failli engloutir le "Queen Elizabeth II". Dans le meilleur des cas, les navires sont construits pour résister à des vagues de 15 mètres. Ce n'est plus suffisant, notamment pour les paquebots transportant des milliers de passagers. Un programme scientifique européen nommé Max Wave étudie de nouvelles normes de construction.

Reste que l'explication de comment se forment ses vagues est un mystère ou du moins l'était jusqu'à présent car des scientifiques ce sont penchés sur la question pour comprendre comment est ce possible la formation de telles vagues.



Extrait de l'article Actu NAUTIQUE


"Baptisée vague Draupner ou « vague du nouvel an », du nom de la plate-forme pétrolière norvégienne qu’elle a heurté le 1er janvier 1995 en mer du Nord, cette vague scélérate est restée célèbre comme l’une des plus hautes jamais enregistrée, avec pas moins de 25,6 mètres de haut.

Les vagues scélérates sont des vagues extrêmement hautes et abruptes, qui semblent dissimulées au milieu d’un train de houle d’apparence classique ; ce phénomène relativement rare est bien documenté à l’heure actuelle, mais on ne l’explique pas totalement. 

Jusqu’à aujourd’hui ?

Des chercheurs des universités d’Oxford et d’Edimbourg ont réussi à reproduire en miniature la célèbre vague de Draupner, dans un bassin de 25 mètres de diamètre. 

Les résultats de cette étude ont notamment démontré qu’on pouvait obtenir une vague scélérate d’une hauteur démesurée, en croisant deux houles à 120°. 

Si aucune application à cette découverte n’est prévue dans le domaine des piscines à vagues, les scientifiques estiment désormais être capables de mieux prévoir ce phénomène méconnu. 

Les chercheurs des universités d’Oxford et d’Edimbourg ont réalisé une vidéo expliquant la formation d’une vague scélérate. Ils la comparent notamment à « La Grande Vague de Kanagawa », estampe célèbre du peintre japonais Hokusai, représentant trois barges de pêcheurs prises dans une forte tempête".   



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